Une boucle radar fluide commence par des chiffres, pas par un film tout prêt. Forecast Bar fait passer un balayage national par des tuiles, une vérification, un cache et un rendu sur l’appareil, puis comble les intervalles entre les balayages pour que les orages se déplacent en douceur à l’écran.
Un balayage national, environ seize millions de valeurs
La NOAA fusionne les observations radar en un balayage national toutes les deux minutes. Le balayage utilisé dans ce film contient 6 100 par 2 700 points : 16 470 000 valeurs. Le serveur de Forecast Bar vérifie toutes les vingt secondes s’il y a un nouveau balayage.
Ce sont deux horloges différentes. Vérifier toutes les vingt secondes ne crée pas une nouvelle observation toutes les vingt secondes. De même, un écran qui se rafraîchit de nombreuses fois par seconde ne reçoit pas autant de nouveaux balayages radar.
Envoyer des valeurs et ajouter la couleur ensuite
Le radar voyage sous forme de chiffres, un octet par point. Le téléphone ajoute la couleur lorsqu’il dessine la carte. Les valeurs radar sous-jacentes sont ainsi séparées de la palette que voit l’utilisateur.
Les radars individuels ne balaient pas de façon synchronisée. Lorsque l’un d’eux est en retard, ses données sont amenées en douceur vers son prochain balayage réel. Le film décrit cela comme un travail entre de vrais balayages, et non comme l’invention d’une autre observation.
Construire des images complètes à partir de tuiles vérifiées
Chaque image est découpée en tuiles. Une tuile emprunte une bordure d’un pixel à ses voisines pour que les morceaux affichés se raccordent sans joint. Chaque tuile reçoit aussi une empreinte SHA-256.
Une image n’est mise en ligne que lorsque toutes ses tuiles ont passé la vérification. Une fois publiée, elle ne change jamais. Les tuiles nécessaires à l’écran arrivent ensemble dans un seul fichier, en une seule requête, au lieu d’apparaître comme une série de morceaux incomplets.
Garder les images immuables à proximité
Comme une image publiée ne change pas, les caches en périphérie peuvent la conserver pendant un an. Une ancienne image en cache reste cette même image ; trouver le dernier balayage est une tâche distincte.
Sur l’appareil, les tuiles s’empilent dans la mémoire du GPU et la couleur est appliquée pixel par pixel au moment du dessin. Le résultat mesuré dans le film pour la lecture automatique était d’environ une seconde et demie. Cela mesure le temps nécessaire pour être prêt à lire la boucle, et non l’âge d’une observation radar ni un délai de livraison universel.
Déplacer les orages entre les balayages au lieu d’un simple fondu
Les orages continuent d’avancer pendant les minutes qui séparent les observations. Un simple fondu enchaîné montre l’ancien orage qui s’efface pendant que le nouveau apparaît, ce qui produit deux copies pâles.
Le GPU estime plutôt un champ de mouvement et déplace les échos le long de leurs trajectoires entre les images. Le résultat peut se mettre à jour au prochain rafraîchissement de l’écran, jusqu’à 120 Hz sur les écrans compatibles. Il s’agit d’un plafond d’affichage, pas d’une promesse pour tous les appareils, et cela n’augmente pas la fréquence des observations.
À retenir
Utilisez ces vérifications la prochaine fois :
- Distinguez la cadence des balayages, les vérifications du serveur et le rafraîchissement de l’écran.
- Lisez l’horodatage, même lorsque l’animation semble continue.
- Voyez le mouvement fluide comme un rendu entre deux balayages, pas comme de nouvelles observations radar.